mercredi 4 juin 2014

Expo Falling back to earth au musée d'art moderne de Brisbane

Attention aujourd'hui une étape culturelle de nos vacances...

Fin avril alors que nous étions à Brisbane, nous en avons profité pour aller l'expo Falling back to earth de l'artiste chinois Cai Guo-Qiang. 
Faut pas se leurrer pour que je fonce à une expo au musée d'art moderne de Brisbane (le GOMA) c'est que j'en avais vu des photos et je trouvais que ça avait l'air intéressant. 
Qui plus est La Mandarine y était allé quelques mois avant lors d'un déplacement professionnel et en était revenu enchanté contrairement à son "c'est de la merde" (avec lequel je suis toujours d'accord avouons-le) habituel.

1ère salle: Heritage
On y voit 99 (chiffre fétiche de l'artiste) répliques d'animaux du fauve au kangourou s'abreuvant tous ensemble sans agressivité aucune dans une eau paisible et cristalline. C'est une vision du paradis ultime pour Cai, une symbolique de paix plus globale, qui lui a été inspirée par l'île de Stradbroke au large des côtes de Brisbane.

A noter que la visite a commencé par une petite honte mais un gros fou rire quand Fabrice -et son légendaire côté Gaston Lagaffe- a marché sur le sable pour aller voir directement les animaux. Le garde lui a crié de dégager en lui signifiant que le sable faisait partie intégrante de l'oeuvre d'art ! Ils ont vite envoyé quelqu'un ratisser pour effacer ses empreintes...
2ème salle: Head on
Encore une fois 99 animaux, mais des loups cette fois, qui foncent à la queue leu leu dans un mur de verre, s'y fracassent et recommencent à l'infini.
Crédit photo: Fred
Crédit photo: Fred
Je vous donne les explications ici pour ne pas polluer votre vision de cette installation car je suis un peu embêtée avec celle-ci: je l'ai beaucoup aimée car elle est à la fois originale, ludique et puissante mais je n'en ai pas aimé la vision de l'artiste que je n'ai pas trouvé en adéquation.
Moi ça m'a instantanément fait penser à une symbolique humaine d'obstination, on fonce, on se prend le mur, même pas mal on recommence, folie suicidaire ou persévérance qui paiera un jour, à chacun de juger.

Mais ce n'est pas du tout ce que Cai Guo-Qiang à voulu dire. C'est le mur de Berlin qui lui a inspiré cette installation, mais le mur de Berlin une fois abattu. C'est sa façon de montrer qu'il estime que les berlinois malgré la chute du mur sont toujours divisés et dans une symbolique plus générale qu'il est quelques fois plus difficile d'abattre les murs invisibles que ceux existants.


Dernière salle ou plutôt couloir, car c'est dans un couloir du musée que feu ce véritable eucalyptus est installé. L'artiste a décidé de lui offrir une seconde vie en l'érigeant au rang d'oeuvre d'art afin que tout le monde puisse le contempler dans sa totalité.
Expo vraiment très sympa, originale, rapide et pas du tout ennuyeuse. On a tous aimé. Très bon moment.

5 commentaires:

  1. wouaou ! j'suis contente de t'entendre apprécier une expo contemporaine !!
    forcément après le musée de Genève et certaines oeuvres assez perchées... ;)

    par contre ces animaux ?? c'est tous des empaillés je suppose ?? je serai curieuse de savoir comment il a fait pour les avoir ? si ce sont des sculptures, alors là, il est encore + fort ce gars !!
    merci en tous cas pour la visite !
    sacrées vacances !! ;)
    BIZ

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  2. Tu vois on n'est pas complètement perdu pour l'humanité et non les animaux ne sont pas empaillés ce sont de parfaites répliques avec des poils et tout...

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  3. bein dis donc... c'est sacrément fort alors !
    et je n'ai jamais cru que vous étiez perdus bien au contraire ;) bisous

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  4. Dommage que les vigiles n'aient pas accepté ma vision de la première oeuvre en laissant mes empreintes de pas sur le sable.
    Fab

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    1. Mais ouais ils ne comprennent vraiment rien à l'art !

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