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mercredi 6 août 2014

Malaisie, jour 5, dernier jour

Chow kit market, Kuala Lumpur

Il était hors de question que je quitte Kuala Lumpur sans être passée par le Chow Kit market. Situé à quelques encablures à pied des tour Pétronas, le Chow kit, c'est un marché -très- local avec une section couverte et l'une découverte où l'on trouve tout et surtout n'importe quoi.
Vu le nombre de pompes que propose cet étal il n'est presque pas étonnant d'y trouver une paire de patins à glace, même si je ne suis pas sûre qu'à Kuala Lumpur ils soient d'une grande utilité...
Section fruits et légumes
En Malaisie on mange très épicé, les étals de piments sont donc toujours très bien achalandés.
Rayon poisson il y a ce qui peut ressembler à du frais (avec l'odeur on a déjà plus de doutes...)
et du séché comme ces calamars
ou ces tout petits poissons qui se vendent au poids
Mais rien ne vaut le rayon viande, tout un poème...
avec ces vaches en kit qui peuvent surprendre au premier abord.
Apparemment des parties moins conventionnelles de la vache sont des mets assez prisés en Malaisie et les gens aiment pouvoir choisir la bête à sa tête, c'est le cas de le dire. Ils demanderont ensuite au boucher de la leur découper et la cuisineront à la maison. Comptez environ 130 ringgit pour une tête complète, soit une trentaine d'euros.
Si vous avez envie de vous déguiser en vache c'est possible avec ces scalps de têtes vendus séparément et sur la photo de droite le machin gris qui pendouille -à ne pas confondre avec le gilet de Pierre pour sortir les poubelles dans le Père Noel est une ordure- , ce sont simplement les tripes...
On passe ensuite aux poulets en position french cancan
Ceux là sont tués à l'extérieur, dans une grande cage dans les dédales du marché
Les pauvres sont entassés dans leurs cages attendant l'issue fatale, personnellement ayant déjà vu ça ailleurs, c'est un spectacle auquel je ne me résoudrai jamais et auquel j'ai toujours refusé d'assister en direct. Les plumes et les abats sont ensuite balancés dans cette jolie caissette jaune qui pue.
Au détour d'une ruelle du marché nous tombons sur ce petit poulet "survivor" peut être trop maigrichon pour être mangé. Si l'Australie n'imposait pas des règles drastiques d'entrée d'animaux sur son territoire je crois que je l'aurais embarqué avec moi et mis dans mon backyard, histoire que le petit chéri se "remplume" un peu.
Coulisses du Chow Kit
Nous finissons par quitter la puanteur du Chow kit market amplifiée par la chaleur insoutenable qui règne ce jour là malgré un manque total de soleil et arrivons au pied des tours qui comporte un petit lagon où seuls les enfants sont autorisés à se baigner. Dommage...enfin l'endroit et l'ambiance sont sympas quand même.
Nous décidons d'aller boire un coup pour nous rafraîchir au Skybar du Traders Hotel, pour une fois je suis pas contre une bonne grosse session de clim, manque de bol, ce skybar couvert abritant une piscine n'est pas climatisé, c'est une véritable étuve, à peine arrivés on se casse.
On continue donc notre balade dans Kuala Lumpur mais en ce jour férié qui marque la fin du Ramadan quasiment tout est fermé.
Masjid Jamed


Sze Ya temple, Chinatown

Les visites du musée des arts islamiques et de la mosquée ne sont pas possibles ce jour là, nous nous rabattons donc sur le Sze Ya Temple dans Chinatown et nous ne sommes vraiment pas déçus !
Tout droit sorti de Tintin et le Lotus bleu selon La Mandarine, nous avons trouvé ce temple chinois vraiment très authentique. A ne pas rater si vous passez par là !

Luna Bar, hôtel Regency, 33ème étage

Devant le peu de temps devant nous avant le décollage de notre avion nous décidons d'aller passer nos 2 dernières heures au Luna Bar à se baigner et siroter des cocktails en admirant une dernière fois la vue de cette ville dans laquelle nous nous sommes sentis si bien.
Dernier contraste entre tradition et modernité qui résume bien ce pays, avec cet autocollant sur la vitre du taxi qui nous emmène à l'aéroport: interdit de boire, de manger un burger et de s'embrasser...
C'est le coeur un peu gros que nous nous envolons vers Sydney...

mardi 5 août 2014

Malaisie, jour 4

Georgetown, île de Penang, centre historique

On a quitté Kuala Lumpur en voiture à 6h du matin pour arriver à Georgetown à 10h, donc pour vous situer c'est pas vraiment la porte à côté (surtout qu'on est rentré sur KL le soir...).

Mais Georgetown valait bien la peine de rogner sur nos heures de sommeil. Capitale de l'état de Penang, Georgetown est l'une des 2 villes de Malaisie classées à l'Unesco pour un patrimoine architectural n'ayant pas son pareil dans le reste de l'Asie du sud-est.


Peranakan Mansion

 Les 171 ans de présence britannique sur l'île se fondent parfaitement au milieu des diverses influences islamiques, indiennes et chinoises. L'architecture chinoise est celle qui a le plus retenue mon attention. Ici la Peranakan Mansion, demeure d'un riche commerçant chinois du 19ème siècle rénovée à l'identique. Plongée chez les riches chinois fumeurs d'opium garantie !

Blue Mansion

La Blue Mansion, elle, se repère de loin avec ses murs bleu indigo issus d'un mélange de chaux et de la plante du même nom (Indigo). Elle appartenait autrefois à Cheong  Fatt Tze, ancien ouvrier chinois venu tenter sa chance en Malaisie, reconverti en brillant homme d'affaire, sorte de Rockfeller d'Asie du sud-est qui fit construire cette demeure dans les années 1880 en suivant les règles strictes du Feng Shui.

38 pièces, multiples cours intérieures, architecture rare et raffinée qui mêle carrelage d'écosse, vitraux Art Nouveau, frises de mosaïque, portes sculptées...Mais bon moi ce que j'ai surtout retenu, c'est que cette bâtisse a en partie servi de lieu de tournage au film (chiant) Indochine en 1992. Et s'il vous prenait l'envie de vous la jouer Deneuve, vous pouvez toujours en louer l'une des chambres pour la nuit.


Yap clan house and Yap temple

Dans le vieux Georgetown on découvre aussi la puissance des familles chinoises de l'époque, comprenant entre autres immenses demeures et temples à leur gloire. Ici ceux du clan des Yap.


Burmese monastery

Si vous manquez de temps ne perdez pas de précieuses minutes à admirer le Bouddha couché de 33m de long du monastère thaï plutôt grossier. Traversez plutôt la rue et rendez-vous au monastère Birman, un vrai bijou !
Demain dernier épisode de notre épopée malaisienne avant de repasser à un rythme plus austral.