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mercredi 4 mars 2015

Muriel

Muriel, c'est un film australien sorti en 1994 qui a fait le tour du monde puisqu'il était arrivé jusqu'à moi à cette époque, qui me fait toujours marrer, et encore plus depuis que je vis en Australie car maintenant je comprends qu'il traite des bogans, argot local pour désigner un mélange de beauf et de loser des bleds australiens.
Le film relate les tribulations de Muriel, feignante, grosse, moche et vulgaire, issue d'une famille de losers d'une petite ville d'Australie, qui rêve de mariage en écoutant Abba. Tête de turc de ses copines, elle trouve enfin une amie en la personne de Rhonda et décide de partir avec elle tenter sa chance à Sydney.

Muriel est jouée par Toni Colette (clairement pas à son avantage) que le film révélera au grand public et qui fera par la suite une carrière internationale. On l'a vu notamment dans In Her Shoes avec Cameron Diaz, Little Miss Sunshine...

Un film simple à regarder qui vaut le coup ne serait-ce que pour la mode australienne des années 90...

mardi 24 février 2015

Rabbit Proof Fence ou Le chemin de la liberté

Ce week end nous avons vu un très bon film australien de 2002, Rabbit-proof Fence (littéralement La clôture anti-lapins) dont le titre français est Le chemin de la liberté (attention à ne pas confondre avec le film Les chemins de la liberté). 
Photo google images
L'histoire du film s'inscrit dans le cadre de ce scandale australien que sont les Stolen Generations (générations volées) où pendant un siècle (de 1869 à 1969) des milliers d'enfants métis aborigènes (de pères blancs) ont été retirés à leurs mères pour être placés dans des institutions religieuses où ils étaient formés à devenir ouvriers ou femmes à tout faire pour blancs aisés et ensuite mariés de force à des blancs dans le but de faire, à terme, totalement disparaître les gênes de la race aborigène.

Le gouvernement australien a attendu 2008 pour présenter des excuses officielles sur ce qui constitue l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire australienne, décidément peu glorieuse.

Le film est tiré d'une histoire vraie et retrace la folle échappée de Molly, Daisy et Gracie, 3 petites métis aborigènes arrachées à leurs mères un jour de 1931 pour être emmenées de force au camp de Moore River à 2000 km de chez elles. Sous l'impulsion de Molly les 3 fillettes parviennent à s'enfuir et retrouveront le chemin de leur maison en suivant l'une des 3 immenses clôtures anti-lapins qui jalonnent l'état de Western Australia. 
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En 1859, Thomas Austin, un britannique amateur de chasse et nostalgique de son pays importe 12 couples de lapins sur le territoire australien. Il les lâche en vue d'une partie de chasse, ce qu'il n'avait pas prévu c'est que ces lapins en liberté allaient se multiplier à une allure vertigineuse pour atteindre 50 ans plus tard plus de 600 millions d'individus qui grignotent peu à peu le pays jusqu'à envahir 60% du territoire, menaçant aussi bien les cultures que les hommes (myxomatose). 

Après de multiples tentatives, toutes vaines, pour en venir à bout (inoculation de virus, introduction de renards...) il fut décidé de construire une clôture de 1800 km (n°1) afin de les empêcher de ravager la seule partie encore vierge de lapins -la moitié de l'état de Western Australia- mais les lapins passant en dessous il fallu rapidement en construire deux autres. 

Ce sont les clôtures n°2 et n°3 que suivront les 3 fillettes du film pour rallier le camp de Moore River à leur village natal, Jigalong.
Des pans entiers de ces clôtures sont encore en place aujourd'hui, ici la n°2
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Il faut bien regarder le film jusqu'au bout pour savoir ce qu'il est advenu de Molly dont le parcours est proprement hallucinant !!! Molly Craig (à droite sur la photo) est décédée en 2004, au centre sa fille (qui a écrit le livre duquel le film est tiré) et à gauche sa soeur Daisy, avec qui elle a partagé ce périple.
Photo google images
Moi personnellement je suis très friande de ces chemins de vie extraordinaires où la réalité dépasse la fiction.

mardi 21 octobre 2014

Tracks

Une fois n'est pas coutume je vais vous parler d'un film australien sorti dans le monde entier cette année.

Tracks (c'est le titre même en français) retrace l'histoire vraie de Robyn Davidson, originaire du Queensland qui décide, un jour de 1977, du haut de ses 27 ans, de s'affranchir du monde et de tester ses limites en traversant seule le désert australien avec pour seuls compagnons de route 4 chameaux et 1 chien. Le film a le mérite de très bien retranscrire l'aventure vécue de même que les longueurs inhérentes à ce genre de voyage au long cours.
De son départ d'Alice Springs jusqu'à son arrivée à l'océan indien, Robyn Davidson aura parcouru 2735 km en 9 mois. (J'ai grossièrement schématisé sa trajectoire pour vous donner une idée).
Rick Smolan, photographe pour le National Geographic, rencontré en Australie, avec qui elle entretiendra une liaison en pointillé, pris de passion pour son aventure la rejoindra 3 fois pour de courtes périodes au cours de ses 9 mois d'expédition pour immortaliser des pans de cette extraordinaire traversée.
Crédit photo: Rick Smolan
Crédit photo: Rick Smolan
Elle qui ne voyait pas qui son histoire pouvait bien intéresser, s'est finalement laissée convaincre d'en faire un livre devenu un tel best seller qu'elle fut affublée du surnom de The Camel Lady (la dame aux chameaux pour les ignares) qui lui colle encore à la peau aujourd'hui.

Voici Robyn Davidson aujourd'hui, elle a continué sa vie d'aventurière du désert en publiant divers ouvrages notamment sur le désert du Thar en Inde et sur les peuplades nomades du Tibet et a également été l'un des grands amours de l'écrivain Salman Rushdie.
Elle se dit très satisfaite du film, fidèle à ce qu'elle a vécu il y a déjà 37 ans.
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